Depuis une vingtaine d’années, l’économie agricole a beaucoup changé. L’accord de l’Uruguay Round, en 1994, a mis fin à l’exception qui avait protégé ce secteur de la libre concurrence internationale et les notions de découplage - c’est-à-dire de séparation de la politique des prix de celle des revenus - et d’aides directes sont apparues, au détriment de la protection douanière.
Parallèlement à la libre circulation des produis agricoles, le monde rural s’est restructuré : la diminution du nombre des exploitations s’est accélérée, leur taille s’est accrue, et de plus en plus souvent aujourd’hui, l’agriculteur se retrouve seul à gérer des dizaines d’hectares. Il subit de fortes pressions et l’image qu’il a de lui, et de son métier, a changé.
Quelles sont les conséquences socio-psychologiques de ces évolutions ?
C’est à cette problématique complexe que la MSA de Franche-Comté et le laboratoire de sociologie et d'anthropologie de l'université de Besançon (UFC Lasa) ont consacré un colloque international, les 11 et 12 octobre.
Il a donné lieu à la restitution, par Ginette Lafleur, chercheuse québécoise, d’une étude comparative portant sur les sources de stress chez les producteurs laitiers de trois pays (dans l’Union européenne, hors UE et outre Atlantique), sur trois régions : la Franche-Comté, le Québec et la Suisse Romande.
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