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Participez à l'étude nationale de santé sur l'hépatite E

Pour améliorer les connaissances sur ce virus et sa prévention, la MSA fait appel au volontariat de ses adhérents. Vous êtes en contacts avec des porcs, des sangliers et des cerfs dans le cadre de votre activité professionnelle, votre participation est importante.


Crédit : CCMSA / T. Lannié

La MSA lance une étude nationale de santé sur l'hépatite E

L’objectif est d’évaluer le niveau d’exposition des professionnels travaillant au contact des animaux pouvant être porteurs de l’agent responsable de l’hépatite E, ou dans leur environnement. Le virus de l’hépatite E, peu pathogène pour l’homme dans les pays développés, peut également infecter le porc et d’autres animaux tels que le sanglier, le cerf, etc…

 

Sa découverte encore récente nécessite davantage de recherches épidémiologiques pour améliorer sa connaissance, évaluer ce risque biologique en milieu professionnel et adapter si besoin des mesures de prévention.

 

L’étude couvre 5 grandes régions de France (Ouest, Est, Nord, Sud-est, Sud-ouest et Corse) et nécessite une participation active et massive des professionnels de la filière porcine, du milieu forestier et du secteur tertiaire. Elle est organisée par les services santé MSA des régions concernées.

 

Ce travail de recherche associe chercheurs, infectiologues, professionnels de la santé sécurité au travail, professionnels de la santé animale et représentants professionnels des filières concernées.

 

Qu'est-ce que l’hépatite E ?

L’hépatite E est une infection due à un virus qui peut toucher le foie, le plus souvent sans gravité. Elle était jusqu’alors surtout connue dans les pays en voie de développement (Inde, Afrique,…) et liée à une consommation d’eau souillée. Elle a été mise en évidence depuis quelques années dans les pays industrialisés, sous une forme encore moins grave mais qui peut toucher l’homme et certaines espèces animales, comme le porc, le sanglier, le cerf, etc...


En cas d’infection, l’animal ne présente aucun signe de la maladie.


En cas de symptômes chez l’homme, ceux-ci ressemblent à ceux de l’hépatite A avec nausées, vomissements, douleurs abdominales, souvent suivis d’une jaunisse.

De rares complications peuvent survenir chez des personnes présentant une baisse des défenses immunitaires, ou ayant déjà une maladie du foie. Les femmes enceintes pourraient être également considérées comme des sujets à risque de formes compliquées mais aucun cas n’a été rapporté à ce jour dans nos pays industrialisés.

En France, le nombre d’hépatites virales E qui sont diagnostiquées dans la population générale reste faible et est surveillé par un laboratoire national de référence (CNR). Pour ces cas, la transmission du virus est liée le plus souvent à une consommation d’eau non potable (comme dans les pays en voie de développement), ou de produits issus d’un animal porteur de l’infection, cru ou insuffisamment cuit (foie de porc, viande et abats de sanglier et de cerf).

 

Pourquoi cette étude ?

Les connaissances sur l’exposition professionnelle à ce virus, qui est de découverte récente, restent encore incomplètes. Une surveillance renforcée et des recherches complémentaires sont nécessaires pour mieux connaître sa circulation entre l’animal et l’homme, notamment en milieu professionnel.

Des études précédentes rapportent que certaines professions ont un risque plus élevé de contact avec le virus de l’hépatite E. Il s’agit de professionnels ayant des contacts avec des porcs, des sangliers et des cerfs ou travaillant dans leur environnement, mais également des professions de bouche comme les charcutiers qui manipulent du foie de porc cru.

Ces observations font supposer qu’une transmission serait possible par l’intermédiaire de mains souillées portées à la bouche après contact avec ces animaux, morts ou vivants, ou avec leur environnement souillé par leurs excréments. Il n’a pas été constaté que ce mode de transmission du virus pouvait être responsable de symptômes de la maladie chez ces professionnels.

Cette étude nationale permettra de déterminer la proportion de professionnels ayant déjà rencontré le virus et d’identifier les facteurs favorisant ce contact.

Les catégories professionnelles agricoles concernées par cette étude sont :

  • les éleveurs et salariés des élevages de porc,
  • les différents professionnels qui travaillent dans l’environnement forestier où l’on retrouve des sangliers et des cerfs (exploitation de bois, ONF, ONCFS, Fédération des chasseurs, etc…).  

La catégorie des charcutiers rentre également dans le champ de l'étude, ansi que celle des vétérinaires.

 

Afin d’obtenir des résultats exhaustifs, la comparaison de ces populations avec une population de référence, non exposée, comme les salariés du secteur tertiaire (salariés d’administration notamment la MSA, de banques, d’assurances,…) est indispensable. Ces salariés sont donc également sollicités pour participer à l'étude.

 

En permettant d’identifier des expositions professionnelles favorisant le contact avec le virus, cette étude permettra également d’élaborer les mesures de prévention adaptées.


Comment participer ?

Basée sur le volontariat, cette étude nécessite la collaboration de tous les professionnels concernés par l’hépatite E.

Leur participation consiste à accepter une prise de sang pour permettre un dosage des anticorps contre le virus de l’hépatite E, appelée sérologie, et à répondre à un questionnaire rapide concernant leur mode de vie et leurs habitudes professionnelles, nécessaire à l’exploitation des résultats de la sérologie.

Les services de Santé Sécurité au Travail de la MSA sont chargés d’organiser les séances de participation, en partenariat avec les laboratoires d’analyses médicales et leurs infirmières. Ces séances se dérouleront de septembre à janvier 2012, sous forme collective ou individuelle.

 

Les participants seront contactés, soit par courrier, soit par téléphone, pour convenir d’un rendez-vous.

La participation est gratuite. Toutes les données concernant les participants sont confidentielles et traitées de façon anonyme et sécurisée.

 

Les résultats collectifs, attendus à partir de début 2012, seront communiqués aux participants ainsi qu'un courrier d'information à remettre au médecin traitant.

 

L’équipe santé au travail de chaque MSA est disponible pour répondre à toute question concernant l'étude et son déroulement.


Plus d'informations

Pour en savoir plus sur le virus de l'hépatite E, consultez le site du Ministère chargé de la santé :

 

   Questions Réponses sur le risque d'hépatite E

Information sur la publication

(Source : CCMSA / Santé Sécurité au Travail)

Mis à jour le : 07-12-2011publié le : 14-10-2011

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